Saint-Laurent (Vosges)

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Vieux Saint-LaurentLe Village du Vieux Saint-Laurent en 1910 Saint-Laurent est une ancienne commune des Vosges créée après la Révolution en 1793 et qui fut rattachée d'un commun accord à Épinal le 18 mars 1964.
La commune vit 18 maires se succéder en 171 ans.
Ainsi par l'ajout des 1644 hectares de Saint-Laurent, la superficie d'Épinal fit un bond et passa à 5924 hectares, donnant à la commune sa forme actuelle si caractéristique au sud de la Moselle. La population d'Épinal progressa pour sa part d'environ 10% avec l'ajout de la population de Saint-Laurent, de près de 31500 habitants à près de 34500 habitants.

Saint-Laurent s'est constituée à partir du noyau primitif du Vieux Saint-Laurent, situé sur la Route Royale reliant la cité d'Épinal à Plombières (rue du Centre) et l'ancien chemin menant à Uriménil. Sur le territoire passait également la route de Bâle qui allait vers Remiremont en remontant la vallée de la Moselle. Le Vieux Saint-Laurent, établi sur un promontoire de la vallée de l'Étranglieux, était le hameau le plus important et le centre religieux de la paroisse avec sa chapelle dont l'origine n’est pas connue. Elle a peut-être été construite à la fin du 15ème siècle ou au début du 16ème siècle à l’emplacement d’une autre église. L’autel du 18ème siècle en bois doré est classé monument historique depuis 1960. Il est construit sur un autel en grès datant du 16ème siècle. En 1752, la chapelle reçu une relique de Saint Laurent, offerte par Mme de Berlo, du chapitre Saint-Goëry. Après la Révolution, la paroisse, dépendant d'Uriménil, fut rattachée à Saint-Maurice d'Épinal.

Les hameaux les plus anciens de la commune de Saint-Laurent remontent au Moyen Âge. La carte de Visscher (fin du 17ème siècle) mentionne seulement le Vieux Saint-Laurent. La carte de Cassini (milieu du 18ème siècle) mentionne également Bésonfosse, Dinozé, Humbertois, Bertraménil, la Neuve Grange, le Char d'Argent, le Point du Jour, le Champ du Pin.
Les cartes d'État Major (milieu du 19ème siècle) font apparaître de nouveaux lieux-dits comme Genaufête, les Champs de Damas (sur le chemin d’Uriménil) ou encore le Bouffrot.

La Route d'ÉpinalLa Route d'Épinal et le Café en 1910 Saint-Laurent était une commune faisant partie du canton d'Épinal, bordée au commencement par les communes de Arches, Épinal, Les Forges (puis Chantraine séparée d'avec Les Forges en 1892, cette modification répondait aux problèmes de dissensions entre le village agricole traditionnel des Forges et les nouveaux habitants des quartiers est ouvriers), Renauvoid, Uriménil et Dounoux.
La création de la commune de Dinozé ne date que du 13 mars 1932. Dinozé était originellement un hameau de la commune d'Arches, dont la section (289 hectares) fut par la suite rattachée à la commune de Saint-Laurent en 1872, avant d'en être séparée 60 ans plus tard.

La Grande-RueLa Grande-Rue de Saint-Laurent en 1913 La limite entre Épinal et Saint-Laurent n'était pas la plus longue, elle suivait le long de la Moselle de la limite avec Dinozé jusqu'à la boucle du Champ du Pin avant de reprendre des chemins correspondant aux rue Champbeauvert, rue Ponscarme et chemin des Princes actuels, rejoignant la limite avec Chantraine au niveau de Saint-Antoine.

La commune de Saint-Laurent s'étendait jusqu'à la lisière de la route de Bains au nord-ouest, à Humbertois, l'étang du Bult et les Quatre-Vents au sud-ouest, la forêt d'Uregney (ou bois de la Sauteuse) au sud-est, Bésonfosse à l'est, la Moselle au nord-ouest, le Champ du Pin au nord.
La commune était, jusqu'au début du 20ème siècle, bien individualisée de la ville d'Épinal. Épinal, qui se limitait encore à son centre historique au 18ème siècle, s'est étendue lentement vers le Champ du Pin à partir du 19ème siècle. Après avoir servi de cadre aux manœuvres militaires à partir de la fin du 18ème siècle, l'urbanisation du Champ du Pin en direction de Saint-Laurent s’est réalisée parallèlement aux implantations industrielles postérieurement à 1870. On y construisit les sept plus grandes usines que compta Épinal. L'urbanisation résidentielle se poursuivi tout au long du 20ème siècle, contribuant à créer progressivement une continuité entre Épinal et Saint-Laurent.

Avant que la route principale actuelle du Char d'Argent menant au Vieux Saint-Laurent soit construite, la route d'Épinal à Plombières passait par le coteau du Mort Homme (rue de la Devallée et rue du Mort Homme) et rejoignait la route de Remiremont au niveau du ruisseau de Bertraménil et du coude de la Moselle (rue de Bertraménil), l'autre chemin partait un peu plus loin de la route de Remiremont pour remonter la vallée de l'Étranglieux (rue de la 2ème DB et rue de la Taviane Saint-Laurent).

Pour Saint-Laurent, l'urbanisation et l'industrialisation eurent un impact décisif sur le profil de la commune, dont le centre de gravité fut ramené du Vieux Saint-Laurent, trop excentré, vers la Moselle. La Neuve Grange et le Char d'Argent, où la mairie et l'église s'établirent, virent l'industrie arriver et la population s'installer.
La première pierre de l'église fut posée en juin 1868 par Mgr Caverot, évêque de Saint-Dié. La nouvelle église construite dans le style néo-gothique est consacrée le 22 septembre 1869 en conservant le vocable de Saint-Laurent alors que la relique du saint martyr est transférée de la chapelle du Vieux Saint-Laurent en la nouvelle église en 1883. La tour a été construite en 1892. La première cloche (800 kg, fonderie de Robécourt) a été installée en 1870, les deuxième et troisième (1310 kg et 690 kg) proviennent des ateliers Drouot d’Arras. Elle a conservé la totalité de son décor originel. Une remarquable chapelle fut aménagée à droite de l'entrée après la Première Guerre mondiale en souvenir des soldats de la paroisse morts pour la France.
Le tissage HARTMANN, fondé en 1876 aux Grands Sables, devint le cœur économique de la commune. Un petit barrage barrant la Moselle permettait d'alimenter l'usine en énergie hydroélectrique.
On construisit des cités pour les ouvriers des usines et la vie économique s'organisa autour, principalement le long des routes menant au Vieux Saint-Laurent, à Épinal et Remiremont.

Alors que la population affichait une progression très lente entre la Révolution (300 habitants) et les années 1860 (500 habitants), Saint-Laurent connut entre les années 1880 et 1910 une très forte expansion démographique avec un triplement de sa population, d'un peu plus de 1000 habitants à plus de 3000 habitants.
Le pic est intervenu dans les années 1930 à près de 3300 habitants, avant une régression sensible jusque l'immédiat l'après-guerre, et une reprise par la suite à un niveau de 3000 habitants à la veille du rattachement à Épinal.

Tissage HARTMANN Le Tissage HARTMANN en 1913 Le chemin de fer, qui arriva après 1860, imprima une trace profonde sur le territoire communal en passant à travers le Char d'Argent à l'aide des viaducs du Char d'Argent (83 mètres de long) et de Bertraménil (143 mètres de long, reconstruit en son centre après 1945). Les lignes de Lure et de Remiremont se séparaient peu avant la limite avec Dinozé. Au Char d'Argent existait notamment le raccordement stratégique de la boucle de Bertraménil de 2104 mètres de long qui permettait d’aller de Lure vers Bussang sans passer par la gare d'Épinal.

Usine HARTMANNL'Usine HARTMANN et la Route de Saint-Laurent en 1914
Le barrage alimentant le tissage HARTMANN était devenu entre temps une microcentrale hydroélectrique, bâtie sur décret du maréchal Pétain, peu avant la fin de la Seconde Guerre mondiale. Terminée en 1947, l'installation hydroélectrique permettait à cette époque d'alimenter en électricité trois usines de tissages dont celles des Grands Sables et de Saint-Laurent. Les trois entreprises de tissage employaient à elles seules près de 2000 ouvriers. Aujourd'hui, le barrage produit 10 millions de kilowatts d'électricité par an, soit la moitié de la consommation de la ville d'Epinal, qui sont revendus directement à EDF.  Le barrage de la centrale hydroélectrique a créé sur la Moselle une retenue d'eau remontant jusque Dinozé.
Le tissage HARTMANN, qui entra par la suite dans l'empire BOUSSAC, finit par péricliter et finalement fermer dans les années 1980. Le bâtiment n'a plus de fonctions industrielles depuis les années 2000.

La seconde partie du 20ème siècle vit l'extension de l'habitat pavillonnaire tant au Champ du Pain qu'à Bénavau, au Char d'Argent ou à la Neuve Grange, créant une continuité de l'urbanisation entre Épinal, Saint-Laurent et Dinozé.
Ce fut beaucoup moins le cas au Vieux Saint-Laurent.

Le territoire de Saint-Laurent est vallonné et fortement boisé, organisé autour des vallées de Bertraménil, des Champs de Damas et de l'Étranglieux. L'altitude varie de 320 mètres sur la Moselle à près de 500 mètres. Le point culminant se situe dans les bois des Coteaux de Saint-Laurent à 494 mètres (483 mètres dans le bois de la Sauteuse tandis que le Bambois et son fort situé à Dounoux culminent à 523 mètres).

La richesse de Saint-Laurent est sa forêt nichée sur les premiers contreforts de la Vôge gréseuse, en particulier ce qu'on appelait le Bois Royal et qui correspond aujourd'hui à la forêt domaniale du Ban d'Uxegney et au bois des Coteaux de Saint-Laurent. La fusion de Saint-Laurent avec Épinal à permis à cette dernière d'avoir une forêt domaniale sur son territoire.
L'extrémité sud-ouest du territoire (bois de la Curtillotte) se situe sur le bassin versant du Coney et donc de la Méditerranée alors que le reste du territoire se situe dans celui de la Moselle.

Une autre richesse est l'eau, avec les ruisseaux (dont de l'Étranglieux et de Bertraménil), les multiples étangs de pêche au fond des vallées et les deux grands étangs du Bult (situé à Uriménil mais bordé par Saint-Laurent) et du Riéfaing. Le canal d'alimentation du réservoir de Bouzey (dont la prise d'eau à la Moselle se trouve à Saint-Étienne-lès-Remiremont) serpente tout le long du territoire, de Bésonfosse à Bénavau en passant par Bertraménil et le Bouffrot ; un siphon permet de passer la vallée de l'Étranglieux et un tunnel passe sous le bois de Bénavau puis sous le Bois le Duc avant d'arriver aux Forges.

Le rattachement de Saint-Laurent à Épinal en 1964 remonte désormais à près d'un demi-siècle, reliée au centre d'Épinal par un étroit corridor entre le Champ du Pin et le Char d'Argent, entre la Moselle et la Tête de Bénavau. Dès le 19ème siècle, après 1870 lors du développement d'Épinal, Saint-Laurent s'est retrouvée dans l'orbite de son immédiate voisine avec une très forte intégration économique et spatiale. Si bien que très tôt l'individualité de Saint-Laurent dans l'espace spinalien s'est émoussée. Si la commune a décidé de s'unir à Épinal, elle aurait très bien pu demeurer indépendante, de manière pertinente, tout en étant intégrée dans l'agglomération spinalienne, à l'instar de Golbey et surtout de Chantraine (en partie enclavée) qui se trouvent encore plus directement au contact de la préfecture.

Aujourd'hui Saint-Laurent est un véritable quartier spinalien à l'identité propre, à vocation résidentielle avec son église, sa mairie annexe, ses écoles, ses commerces, etc. La route nationale ne passe plus à Saint-Laurent et contourne désormais Épinal à l'est depuis 1978.
L’agriculture y est encore présente. De nombreux sentiers balisés par le Club vosgien parcourent le secteur (en particulier autour des Champs de Damas) qui s'individualise bien du reste du territoire spinalien par sa diversité et qui est devenu un lieu de détente et de loisirs.


Route d'Archettes
Saint-Laurent, vu de la Route d'Archettes en 1903
Viaduc en 1906
Le Viaduc de Saint-Laurent en 1903
Vue
du Viaduc du Char d'Argent en 1903
Vue du Viaduc du Char d'Argent en 1903

La route
La Route d'Archettes et la Neuve Grange en 1903
La Moselle en face Saint-Laurent en 1903
La Moselle et en face Saint-Laurent en 1903
Usines Grands Sables et Saint-Laurent en 1903
Usines Grands Sables et Saint-Laurent en 1903

Vue générale en 1906
Vue générale de Saint-Laurent en 1906
Les Cascades du Char d'Argent vers 1906
Les Cascades du Char d'Argent vers 1906
Viaduc de Bertraménil
Le Viaduc de Bertraménil en 1906

Bertraménil vers 1910
Vue de Bertraménil vers 1907
La Salière du Loup vers 1907
La Salière du Loup vers 1907
La Route et les Roches de Bouffrot vers 1907
La Route et les Roches de Bouffrot vers 1907

Le Viaduc du Char d'Argent en 1908
Le Viaduc du Char d'Argent en 1908
Char d'Argent en 1910
Vue du Char d'Argent en 1910
Vallée de la Moselle aux Grands-Sables
La Vallée de la Moselle aux Grands-Sables en 1910

L'Intérieur de l'Eglise de Saint-Laurent en 1910
L'Intérieur de l'Eglise de Saint-Laurent en 1910
Cités HARTMANN
Les Cités HARTMANN en 1912
Pont de Bertraménil
Le Pont de Bertraménil en 1912

Bertraménil, Viaduc et Forêt de la Vierge
Bertraménil, le Viaduc et la Forêt de la Vierge avant 1914
Sur le Chemin de Benaveau, vue sur la vallée de la Moselle avant 1914
Sur le Chemin de Benaveau, vue sur la vallée de la Moselle avant 1914
Neuve Grange, Route de Remiremont
La Neuve-Grange et la Route de Remiremont en 1917

Église et Mairie
L'Église et la Mairie de Saint-Laurent en 1917
Vieux Saint-Laurent en 1917
Vue du Vieux Saint-Laurent en 1917
La Moselle et le Tissage
La Moselle et le Tissage en 1917

Passerelle du Char d'Argent
La Passerelle du Char d'Argent en 1917
Église et Paysans dans les prés
L'Église et les Paysans dans les prés entre le Char d'Argent et la Neuve Grange en 1917
Le Tissage et la Moselle en 1917
Le Tissage et la Moselle en 1917

Tissage HARTMANN
Le Tissage HARTMANN en 1917
Vue sur Saint-Laurent, Viaduc
Vue sur Saint-Laurent depuis le viaduc de Bertraménil en 1917
Passerelle sur la Moselle
La Passerelle sur la Moselle en 1917

Rue Principale
La Grande-Rue de Saint-Laurent en 1917
Le Char d'Argent à la fin des années 1910
Le Char d'Argent à la fin des années 1910
Cascade du Viaduc dans les années 1920
La Cascade du Viaduc dans les années 1920

Viaduc de Saint-Laurent dans les années 1920
Le Viaduc de Saint-Laurent dans les années 1920
Le Tissage dans les années 1930
La Moselle et le Tissage dans les années 1930
Saint-Laurent et le Tissage dans les années 1930
Saint-Laurent et le Tissage dans les années 1930

Vue générale et le Barrage dans les années 1950
Vue générale et le Barrage dans les années 1950
Eglise de Saint-Laurent dans les années 1950
L'Eglise de Saint-Laurent dans les années 1950
Intérieur de l'Eglise dans les années 1950
L'intérieur de l'Eglise à la fin des années 1950

La Moselle et l'Usine BOUSSAC
La Moselle et l'Usine BOUSSAC à la fin des années 1950
La Moselle, vue sur Epinal
La Moselle, vue sur Épinal à la fin des années 1950
Le Barrage et l'Usine
Le Barrage et l'Usine à la fin des années 1950

Le Tissage
Le Tissage à la fin des années 1950
Rue de la 7e Armée
La Rue de la 7e Armée en 1956
Vue panoramique aérienne
Vue panoramique aérienne et Vallée de la Moselle à la fin des années 1950

Vue générale
Vue générale de Saint-Laurent à la fin des années 1950

La commune de Saint-Laurent en 1866
La Commune de Saint-Laurent en 1866 (Carte d'État Major)


1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856 1861 1866 1876 1881

317 habitants

286 habitants

343 habitants

380 habitants

396 habitants

494 habitants

481 habitants

560 habitants

524 habitants

569 habitants

536 habitants

1072 habitants

1624 habitants
1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962

1390 habitants

1819 habitants

2371 habitants

2621 habitants

2828 habitants

2990 habitants

2976 habitants

3028 habitants

3271 habitants

2622 habitants

2630 habitants

2890 habitants

3002 habitants
L'évolution de la population de la Commune de Saint-Laurent depuis sa création en 1793 jusqu'à son rattachement à Épinal en 1964

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